En attendant Ayoub
Samedi 27 août
L’atelier n’est pas encore ouvert.
J’en profite pour dessiner la cour de l’atelier qui est à contre jour.
Le ciel est voilé et tout de même aveuglant.
Les températures ont considérablement baissé nous sommes passé de 42 à 33 au mitan en une journée…
L’air est beaucoup plus respirable et les déplacements plus aisés.
11 heures. Personne. Je rentre à pied vers Majorelle : j’en profiterai pour regarder encore les belles villas de Gueliz que j’aime tant.
Croquis sur place ?
Et voici Hayoub…
En attendant l’heure
Vendredi 26 aoûtJ’ai rendez-vous ce matin avec monsieur Le Consul.
En attendant l’heure, je dessine le mur aveugle de la résidence consulaire qui jouxte la place de la Koutoubia.


Dessin à la mine graphite .
Peut-être à rehausser dans le ton « muraille de Marakech » qui oscille entre une sorte d’ocre orangé beige rose fané, se rapprochant quelques fois d’un ton terre cuite claire, dans le meilleur des cas.
Peut-être à rehausser dans le ton « muraille de Marakech » qui oscille entre une sorte d’ocre orangé beige rose fané, se rapprochant quelques fois d’un ton terre cuite claire, dans le meilleur des cas.
Finalement, je choisis de mettre mes verts avant les ocres.
L’assistant du Maallem
Jeudi 25 août
À la fin de la matinée de travail, je dessine Hayoub, le responsable assistant de Aziz pour la poterie du centre artisanal.
Il prépare un série de plat en terre cuite rouge.
Il est en contre jour et de dos.
Il est en contre jour et de dos.
À cette heure, le travail est harassant. Il a heureusement installé un ventilateur devant sa machine.
Chez maître Bou Jemma
Mercredi 24 aoûtAvant l’ouverture de l’atelier je passe chez maître Bou Jemma.
C’est le maître de la fabrication des Zelliges* du centre Artisanal.
Un geste séculaire et précis recommencé des milliers de fois pendant des heures, pendant des années.
Il est silencieux et concentré.
Le zellige, zliz ou encore jelliz suivant les régions. (de l’arabe : زليج, « petite pierre polie ») est une mosaïque dont les éléments, appelés « tesselles », sont des morceaux de carreaux de faïence colorés.
Ces morceaux de terre cuite émaillée sont découpés un à un et assemblés sur un lit de mortier pour former un assemblage géométrique.
Originaire du Maroc et présent en Algérie et en Tunisie, ainsi qu’en Andalousie, le zellige est utilisé principalement pour orner des murs ou des fontaines.
Il est un composant caractéristique de l’architecture islamique d’Afrique du Nord et de la péninsule ibérique. Les maisons traditionnelles en sont munies en signe décoratif, mais c’est aussi devenu le cas pour les maisons modernes.
Il est un composant caractéristique de l’architecture islamique d’Afrique du Nord et de la péninsule ibérique. Les maisons traditionnelles en sont munies en signe décoratif, mais c’est aussi devenu le cas pour les maisons modernes.
Chez Abderrahmane, le relieur
Mardi 23 aoûtEn passant au centre artisanal, je salue Abderrahmane, le relieur qui est au travail : il confectionne de beaux objets comme des menus en cuirs, des boites gainées en parchemin et des carnets qu’il réalise sur mesure.
En attendant l’ouverture de l’atelier, je dessine le Maallem* au travail.
Le matin à la fraîche
dimanche 21 aoûtJe suis dehors vers 8 h. Il fait déjà 31°.
J’aime ce matin où l’on peut observer les laborieux qui s’épuisent sans se plaindre à nettoyer, balayer, répandre de l’eau pour rafraîchir…


Dessin réalisé au crayon de couleur.
Après retouches au café : 10 h 33 il fait 34 degrés.
Une ferme dans le quartier Arset El Korbi
Samedi 20 aoûtMatin à la fraîche : il ne fait que 26 degrés avant 9 h. Il faut agir avant la chaleur.
Le nom de ce quartier est maintenant oublié puisque les immeubles de la ville l’ont étouffé. Il signifiait le jardin El Korbi.
Il faut imaginer, il y a longtemps, une ferme fortifiée avec un grand champ vert dans lequel broutent les vaches et les chèvres…
Il ne reste que des murs en pisé éventrés et poussiéreux comme une blessure desséchée et mal cicatrisée.
10 h : il fait trop chaud : 37 degrés à l’ombre .
Je mettrai la couleur à l’atelier : aquarelle sable, ocre jaune et briques ocres rouge au premier plan. Les verdures et le personnage bleu à gauche.
Je mettrai la couleur à l’atelier : aquarelle sable, ocre jaune et briques ocres rouge au premier plan. Les verdures et le personnage bleu à gauche.
18 h : 43 degrés
Dans la rue Tensift
vendredi 19 aoûtLe ciel est redevenu transparent car l’on peut voir au loin les montagnes qui se détachent sur l’horizon bleu.
Je descends le matin à la fraîche : il ne fait que 26 degrés avant 9 h. Il faut agir avant la chaleur.
Je mettrai la couleur en atelier.
Je suis dans le quartier de Semlalia, quartier résidentiel, rue Tensift.
Rester calme et souriant en toute circonstance
Lundi 15 aoûtLe plus difficile, ici, c’est d’agir calmement et si nécessaire de ne rien faire, de savoir attendre…
Il ne s’agit pas d’avoir de la patience ou pas mais de se placer sous la nonchalante cloche de la fatalité.
Pour accéder à ce calme, je remets en place le curseur : il n’y a qu’ici et maintenant ou demain peut-être.
Ici et maintenant en attendant mon tour, j’ai toujours un dessein en cours :
voici un dessin à l’aquarelle de mon atelier après un grand nettoyage.
Aujourd’hui nous avons 41 degrés à l’ombre. Il est presque 13 heures.
Arrivée à Marrakech
mardi 9 aoûtAvant de regagner l’appartement, nous faisons un tour de quartier à pied.
Le Tayba a fermé ses portes. Adieu Radjija : je ne mangerai plus de tes délicieux msmen et la harrira du soir…
Le Tayba a fermé ses portes. Adieu Radjija : je ne mangerai plus de tes délicieux msmen et la harrira du soir…
Le msmen est une sorte de crêpe carrée servie grillée de façon à la rendre craquante.
La harrira est un soupe de légumes avec des lentilles et des pois chiches. Il est conseillé d’y rajouter du cumin et de l’huile d’olive.
Visite du musée Guggenheim
vendredi 5 août
Je dessine à la hâte quelques croquis au feutre sépia.
Inutile de parler de l’édifice que d’autres auront mieux décrit que moi.
La salle pharaonique qui abrite les parois et les assemblages géants de Richard Serra est vertigineuse, grandiose et euphorisante.
Départ prévu pour le 3 août
lundi 1er août
En revoyant ce que j’ai déjà réalisé, je me dis que ce journal en image sera peut-être lu par Pierre, Jacques ou par Madison que je sollicite depuis plus de dix ans pour éditer un carnet illustré sur le jardin Majorelle.
Le camping car est prêt.
Nous partons demain matin à la fraîche.
Préparer son voyage, c’est déjà voyager
le 28 juilletJ’ai commencé à réunir les outils qui me serviront à travailler pour mon carnet de voyage. Ce sont des crayons de couleurs , des pinceaux et une boite d’aquarelle. Je prends aussi un carnet rouge assez compact et léger pour dessiner mes « impressions fugitives ».
Je n’oublie pas le mélange de jaune tournesol et le vert turquoise qui me servira à émailler les objets en céramique sur place.
J’ai contacté Pierre pour qu’il me communique le moyen de rentrer en contact avec Madison.
Préparatifs
le 24 juilletEscapade bretonne
le 20 juilletLe guitariste à la chevelure dense, blonde et bouclée possède une guitare laquée couleur coq de roche rutilante. Elle ressemble à une Fender.
Il est assis à côté du contre bassiste coiffé d’un galurin de feutre noir en forme de cloche. Debout, il enlace son instrument de ses bras amoureux pour faire chanter sa belle.
Il est assis à côté du contre bassiste coiffé d’un galurin de feutre noir en forme de cloche. Debout, il enlace son instrument de ses bras amoureux pour faire chanter sa belle.
Un peu de fraîcheur dans la chaleur de l’été.
Bonne vacances.
Bonne vacances.
Architecte d’intérieur, Philippe Perez exerce ses talents d’illustrateur et d’aquarelliste depuis deux ans à Saumur
Laissez vous conduire ici, ailleurs et autrement au gré de mes carnets de voyages.
Mes sujets favoris, les bords de Loire, fasciné par ses éphémères nuages et les reflets changeants du fleuve.
Mais aussi les Antilles, les côtes bretonnes ou le Brésil.
Je me pose avec mon carnet au coin d’une rue animée par la foule bruissante, ou reste attentif à la façade colorée d’une architecture ombrée d’arbres aux branches tremblantes.
Mon regard et l’interprétation personnelle de mes impressions fugitives et oniriques vous étonneront.
Carnets à la demande
Vous pouvez me commander un carnet de souvenir ou d’émotion à l’occasion d’un mariage, d’un baptême ou de tout événement qui vous tient à cœur. Je réaliserai pour vous ce carnet sur mesure qui constituera un cadeau unique, précieux et durable… Demandez moi….